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le blog de Chrissy

Tout ce qu'une femme n'ose pas dire ouvertement, ses pensées, ses expériences, ses choix, ses opinions, ce qu'elle aime , ce qu'elle déteste...tout ceci sans être censurée ou corrigée par de pseudo lecteurs ...

CE QUE LES CONTES DE FEE NE NOUS DISENT PAS...

CE QUE LES CONTES DE FEE NE NOUS DISENT PAS...

J’ai grandi dans les livres, élevée aux contes de fée au pays de nounours et de ses amis, rien ne me préparait à la dure réalité amoureuse de notre siècle.

Fille unique de parents pas très permissifs, je n’avais guère l’occasion de jouer avec des enfants de mon âge, pas de petites copines qui passaient des après-midis à la maison et encore moins de soirées pyjamas ! A cette époque, nous en étions loin ! Je me réfugiais donc dans les livres. Je délaissais les poupées, qui me semblaient futiles pour m’immerger dans ces livres où invariablement j’étais l’héroïne. Perchée sur le grand longani qui trônait au milieu du jardin, j’emportais dans mon donjon mes livres et mes rêves et m’imaginais qu’un preux chevalier viendrait m’y délivrer sur son destrier.

Les livres me donnaient une vision exaltée de l’existence, voilà pourquoi j’aimais autant lire. Comme dans la vie, dans les bouquins on ne sait pas trop où l’on va, mais on avance, à l’aveuglette, prêt à saisir toutes les opportunités, à relever tous les défis. C’est la façon dont on va relever les défis qui est palpitante, plonger dans l’inconnu peut être parfois un peu angoissant, mais c’est ainsi que nous écrivons notre propre histoire. Je croyais aux sentiments, au bonheur, à la vie éternelle…

Je suis toujours optimiste et je crois toujours aux vertus de la patience, même si la mienne a été mise à rude épreuve ! J’ai toujours cru qu’une histoire pouvait se terminer comme dans les contes de fée dont je me goinfrais petite. Je fantasmais souvent sur les personnages de fiction de mes livres, ils me tenaient compagnie la nuit, dans mon lit, avant de m’endormir, je me racontais des histoires, jusqu’à ce qu’épuisée, je m’endorme enfin dans les bras de mon personnage du moment. Je n'étais d'ailleurs pas très fidèle, sautant d'un personnage à l'autre selon l'humeur, ou les besoins du moment. C’était ma nourriture, mon équilibre, ma soupape, mon jardin secret…Et je savais au fond de moi, qu’un jour je connaîtrai ce grand bonheur.

J’ai passé une bonne moitié de ma vie à l’attendre.

J’attendais ce monsieur fiction pour sortir de ma chrysalide et il est arrivé !... Mais pas du tout de la manière dont je m’attendais, point de destrier blanc, d’armure ou de combat…juste quelques antipastis et une bouteille de chianti qui ont eu raison de ma liberté. Mais ça c’est une autre histoire…

Tout d’abord, je crois fermement qu’il y a un chemin à suivre, des tests à passer un parcours à effectuer où l’on rencontre des tas de crapauds baveux au sourire condescendant, de princes charmants, de gens formidables, d’hommes parfaits…Oui…mais pas pour nous ! Le crapaud qui se transformera en prince charmant nous ne le trouvons qu’après avoir parcouru un long, très long voyage, rempli de péripéties, de situations calmes, d’éléments perturbateurs, de magie, de vilaines sorcières…avant de voguer sur un océan de plénitude.

Des hommes parfaits donc, j’en ai rencontrés. Vous savez ceux qui vous offrent des fleurs, qui vous invitent à dîner dans des grands restaurants, avec qui vous vous vautrez dans le luxe d’un hôtel au bout du monde… Certains ont été attentionnés, romantiques…mais ça manquait de sincérité. Ces « princes charmants » étaient plus occupés à être charmants que réels, les fleurs finissent toujours par se faner, et les somptueux dîners n’en restent pas moins que des dîners, et tout au bout du monde que vous soyez, c’est le même soleil que vous regardez. Les choses importantes pour moi ne l’étaient pas pour eux, je me sentais, au bout d’un moment, décalée, sans enthousiasme, me disant « on verra » plutôt que « super ! »…

Aïe ! Croyez-moi, lorsque vous pensez « on verra bien », prenez vos jambes à votre cou, oubliez son nom, effacez son numéro de téléphone et passez votre chemin. Si j’ai compris une chose pendant toutes ces années où j’ai poursuivi un rêve, c’est bien qu’il faut cesser de se mentir ou de lui mentir, on ne peut pas tromper et se tromper soi-même, toute sa vie. On peut toujours emmener un homme dans son lit, dans sa vie, mais pour combien de temps si l’enthousiasme n’est pas partagé, si nous sommes ensemble parce que c’est un pis-aller? Pendant combien de temps va durer ce simulacre ? Combien ai-je entendu de femmes dire : « en attendant »…. Mais en attendant quoi les filles ? Que les années passent ? Que vous deveniez aigries ? Que le prince charmant vienne vous délivrer de votre tour ? Et bien une bonne nouvelle, n’attendez plus et descendez plutôt de votre tour toute seule, vous aimerez ce que vous découvrirez en bas.

Ne vous déplaise, le prince charmant n’existe pas

Il n’existe pas d’hommes parfaits…mais il existe UN homme parfait pour vous. Votre véritable héros ne se balade pas avec sa couronne sur la tête et son épée à la main, point de destrier, de cape, de château, non, le véritable prince charmant est là, à vos côtés, prêt à terrasser vos dragons, présent quoiqu’il arrive, que vous ayez brûlé son gâteau d’anniversaire ou que vous vous cassiez la jambe, que vous versiez des larmes de joie ou de peine, il saura vous consoler….

Ne poursuivez pas vos rêves d’enfant de crainte de poursuivre des fantômes et de rater l’homme qui est là, bien réel, à côté de vous … sachez le reconnaître. Lorsque l’enthousiasme vous anime et lui aussi, lorsque vous êtes emportés dans un tourbillon et qu’il est lui aussi dans le tourbillon et pas spectateur, alors allez-y, foncez, il n’y a pas un instant à perdre, pas une seule question à se poser, ces moments magiques sont rares, remplis d’étincelles, au point que ceux qui vous entourent s’écartent, ils comprennent que quelque chose de spécial est en train de se passer. Comprenez-le, vous aussi…

Quand Cendrillon est allé au bal, elle ne savait pas ce qui l’attendait, que son avenir allait être chamboulé, quand Blanche Neige a croqué la pomme elle n’avait pas conscience qu’elle serait arrachée à sa vie de paysanne par un baiser. En revanche, moi, je savais quand je l’ai rencontré que cette soirée aurait un impact sur le reste de ma vie, de mes rêves, de ma carrière, de mon avenir en général…Je savais ce jour-là que j’avais rencontré un être d’exception, un valeureux prince, ou plutôt MON valeureux prince, le Guido de Begnini dans « la vie est belle », sachant rendre la « dolce vita » à sa princesse, prêt à tout remettre en cause, tout chambouler pour être aux côtés de celle qu’il aime, prêt à franchir les océans avec un optimisme à toute épreuve, n’ayant aucun doute sur la longévité de son amour pour moi…

Je ne sais où nous mènera cet amour, sur quel continent, mais je suis sûre d’une chose et je le sais au plus profond de mon être. Cet homme qui a débarqué dans ma vie sans crier gare, celui-là même qui a volé mon cœur jusqu’à ce que le doute ne soit plus qu’un lointain souvenir, celui qui a amené la paix en moi, cet homme est celui auquel je rêvais petite fille. S’ il est là aujourd’hui, c’est parce que j’ai su descendre de mon donjon pour aller à sa rencontre, que j’ai reconnu dans ses yeux la même flamme que dans les miens et que sans la moindre hésitation j’ai décidé de faire confiance à cet amour naissant, à cet homme venu d’un autre temps, d’une autre planète.

L’homme idéal ne surgit pas comme par magie pour changer notre vie et vivre un conte de fée…non, c’est plutôt avec notre homme idéal que nous devons bâtir notre conte de fée. Le « ils vécurent heureux et … » ne sonne pas la fin de l’histoire, bien au contraire, c’est à ce moment-là du conte que la véritable histoire commence, c’est là que l’histoire est à écrire…ce n’est que le début du bonheur.

« La vie est un livre merveilleux ».

Le mien ne fait que commencer et je plains ceux qui pensent qu’il n’y a que les imbéciles qui tombent amoureux, ils se privent là d’une formidable énergie, d’un grand bien-être. La vie doit se croquer à pleine dent, pas de petites bouchées timides du bout des lèvres, croquez, dévorez, savourez chaque instant comme s’il s’agissait de votre plat préféré, laissez vos papilles s’ouvrir sous des saveurs inédites et pétiller de plaisir…vous savez comme ces bonbons frizzy qui crépitent sur la langue.

CE QUE LES CONTES DE FEE NE NOUS DISENT PAS...
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À propos

Chrissy

L'humour, les mots j'en fais mon affaire...La langue de bois, je ne connais pas. Fatiguée d'être censurée, j'ai décidé de faire profiter, à ceux d'entre vous qui n'ont pas peur des mots, à ceux qui sont capables d'aller au-delà d'un paragraphe de lecture, de mes pensées, de mes élucubrations.
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